Crise fin-de-siècle et tentaiton de l'exotisme

Crise fin-de-siècle et tentaiton de l'exotisme

Crise fin-de-siècle et tentaiton de l'exotisme

Édité par Guy DUCREY & Jean-Marc MOURA

ISBN 2-84467-038-5

 

 

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« Fin de siècle » : anathème ou gémissement, la notion connut, entre 1880 et 1900, une fortune considérable en Europe. De Vienne à Londres, de Berlin à Paris, elle servit à désigner un univers en décadence, dont on évoquait inlassa­blement le proche effondrement. Crises politiques et sociales, scandales financiers, montée des féminismes, criminalité et triomphe du fait divers, immoralité et prostitution, industria­lisme et pollution, syphilis et hystérie étaient convoqués pêle-mêle pour témoigner, à charge, contre l’époque et nourrir l’angoisse de l’apocalypse. Un réseau de représentations – largement fantasmatiques – s’établit ainsi auquel les écrivains, mais aussi les dramaturges, les peintres et les sculpteurs, contribuèrent largement.

Si la recherche des trente dernières années s’est largement penchée sur la crise fin-de-siècle, pour en désigner les symptômes, les figures mais aussi les richesses et les inventions formelles, elle a plus rarement tenté d’en dessiner les solutions – telles, du moins, qu’on les rêvait à l’époque. Car s’il était vrai que le monde était en décadence, que fallait-il faire ? Rêver, disaient ceux-là. Se jeter dans l’anarchisme, dans la réaction nationaliste ou dans l’exaltation de la nature, répondaient quelques-uns.

Et pour d’autres encore : partir. Voyager, s’exiler pour survivre, pour revivre, pour agir. C’est à ces derniers que cet ouvrage s’attache, voyageurs véritables ou rêvés par la fiction, journalistes, peintres, musiciens, militaires ou explorateurs, tous attirés par les lointains. Se peut-il que la crise fin-de-siècle ait trouvé une solution fantasmatique dans le départ ? Mais à quelles conditions exactement ? Fallait-il que ce voyage fût conquête ? Colonisation ? Fuite ? Exil à soi-même ? Et si au contraire, tous ces « embarquements pour Ailleurs » n’avaient jamais servi qu’à vérifier l’étendue du mal et à en mesurer la gravité ? Si la tentation de l’exotisme témoignait elle-même de la crise ? Autant de questions qu’autour de 1900 la littérature mais aussi les autres arts posèrent sans relâche et que l’on s’efforce ici d’articuler.

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