Formes de l'écriture, figures de la pensée dans la culture Gréco-Romaine

Formes de l'écriture, figures de la pensée dans la culture Gréco-Romaine

Formes de l'écriture, figures de la pensée dans la culture Gréco-Romaine

Études rassemblées par Françoise TOULZE-MORISSET

I.S.B.N. 978-2-84467-111-0

 

 

 

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L’écriture, dans les sociétés antiques, est marquée par son rapport originel à l’oralité. Socrate, dans le Phèdre, raconte la parabole du dieu égyptien Teuth, inventeur de l’écriture : il peine à convaincre le roi Thamous que l’écriture sera bien le pharmakon qui fournira aux hommes « plus de savoir, plus de science et plus de mémoire ». Thamous pense, lui, que cet art produira au contraire l’oubli, car ce savoir écrit, figé, viendra du dehors, au lieu d’être forgé de l’intérieur. Comme lui, Socrate dit sa méfiance pour l’écrit qui n’est que moyen de remémoration et non expression de la vérité, que seule la parole est capable de produire.

Dans les dernières décennies, la question a été posée par les travaux de Jack Goody sur les effets de l’écriture sur les modes de pensée, ainsi que sur l’émergence et l’organisation des institutions et des sociétés. Elle est abordée aussi par l’ouvrage collectif de Marcel Détienne, « Les savoirs de l’écriture », qui montre comment l’écrit fonde les disciplines, en se différenciant selon la nature du domaine fréquenté.

L’analyse de l’interdépendance entre les modes de pensée et les moyens d’expression de cette pensée permet de donner un éclairage nouveau aux différences entre cultures et de mesurer les incidences de la pratique scripturale sur les processus cognitifs, l’écrit jouant le rôle d’une véritable « technologie de l’intellect ».

C’est dans la culture gréco-romaine des premiers siècles de notre ère, avec la nécessaire référence aux grands siècles de la Grèce (Homère, les Tragiques, Platon, Aristote) que le présent volume cherche à approfondir ces questions, en étudiant les interactions entre le choix d’une forme littéraire, avec ses usages, et la configuration de la pensée. Les cadres abstraits ainsi fixés par l’écrit deviennent du même coup idées et concepts, eux-mêmes analysables et transformables, outils pour penser le réel. La forme de l’écriture (le choix d’un genre, la forme versifiée, l’abrégé, la lettre) construit la vérité et le sens, la vision de l’homme et du monde.

Tel est le fil qui relie l’ensemble des communications réunies dans le présent volume.

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